Je vous propose à partir d’aujourd’hui une paraphrase du psaume 118 (dans la Vulgate et la Septante, les éditions modernes lui attribuant souvent le numéro 119). Ce psaume, le plus long, est un superbe éloge de la Loi divine. Il a la particularité d’être classé en 22 strophes de 8 distiques correspondant aux 22 lettres de l’alphabet hébraïque. La première strophe est donc Aleph (on reconnaît le alpha grec, l’alphabet grec comme l’hébraïque étant issus de celui qu’avaient élaborés les Phéniciens).
Aleph
1 Beati immaculati in via, qui ambulant in lege Domini. 2 Beati qui scrutantur testimonia ejus ; in toto corde exquirunt eum. 3 Non enim qui operantur iniquitatem in viis ejus ambulaverunt. 4 Tu mandasti mandata tua custodiri nimis. 5 Utinam dirigantur viæ meæ ad custodiendas justificationes tuas. 6 Tunc non confundar, cum perspexero in omnibus mandatis tuis. 7 Confitebor tibi in directione cordis, in eo quod didici judicia justitiæ tuæ. 8 Justificationes tuas custodiam ; non me derelinquas usquequaque.
Aleph
Heureux l’homme au cœur pur qui marche dans la voie ;
Heureux qui, du Seigneur, suit sans cesse la loi !
Heureux qui étudie ses saintes ordonnances ;
Heureux qui cherche Dieu rempli de véhémence !
Homme d’iniquité, de qui rouge est la main,
Comment pourrais-tu donc marcher sur Son chemin ?
Divin législateur, tel fut Votre saint ordre :
Gardez toutes mes lois sans jamais les distordre.
Conduisez-moi, pour que je n’erre pas en vain
Et conserve à jamais Vos préceptes divins.
Oh, si j’ai sous les yeux Vos règles immuables,
Puis-je être confondu, Potentat adorable ?
Je vous louerai, Seigneur, d’un pur et droit esprit,
De m’avoir enseigné Vos sentences sans prix.
A Vos édits sacrés, je resterai fidèle :
Ne m’abandonnez point, prenez-moi sous Votre aile.