Décollation de saint Jean-Baptiste

Il me paraît opportun de rappeler, en ce jour de la décollation (c’est-à-dire la décapitation) de saint Jean-Baptiste, la raison pour laquelle il fut mis à mort.

Dis, quelle est cette femme, à tes côtés, ô roi ?
N’est-elle pas unie à Philippe, ton frère ?
Hérode, l’épouser, tu n’en as pas le droit
Car tout roi que tu sois, il est un roi sévère,
Un seigneur tout puissant, bien supérieur à toi,
Un roi que doivent craindre et le ciel et la terre,
Et dont je suis ici le héraut et la voix,
Qui te l’a refusé dans sa céleste loi.
Sans doute sa beauté, son charme ont pu te plaire :
Mais en la possédant, c’est ton cœur que tu perds.
Verse au sein de ce cœur un repentir sincère ;
De ta témérité, conçois un juste effroi,
De ton odieux péché, chasse l’injuste joie :
Ce lien qui vous unie, ce lien qui vous enserre,
N’a rien de l’hyménée : c’est celui de l’enfer.