Histoire de France #13

13. Philippe, dernier de sa lignée à porter ce nom, neveu de Philippe le quatrième, fut sacré à son tour, mais Édouard, roi d’Angleterre, prétendit être le roi de France légitime parce que sa parenté avec les trois défunts rois était plus étroite. Cent ans durant, le royaume fut ravagé par une guerre terrible. Jean, fils de Philippe, fut fait prisonnier. Charles, fils de Jean, dut faire face à des révoltes et aux agressions du roi de Navarre, mais grâce à sa sagesse et à l’habileté de Bertrand, son principal général, il parvint à recouvrer la plus grande partie de son royaume. Le Souverain Pontife lui accorda le titre de Très-Chrétien, à lui, ainsi qu’à tous ceux qui lui succéderaient sur le trône. Hélas, deux fléaux frappèrent alors la chrétienté : il y eut d’abord une peste venue d’Asie qui fit mourir tant de gens qu’on vit les cadavres joncher les rues ; mais il y eut pis, car on vit bientôt plusieurs personnes se parer du titre de Souverain Pontife, et les saints eux-mêmes ne savaient à qui il fallait obéir. Pour mettre le comble au malheur, le fils de Charles, devenu roi, perdit complètement la raison, et son épouse, à sa mort, livra la moitié du royaume au roi d’Angleterre. Le Seigneur ne voulut point que la France tombât : Il se choisit une jeune vierge, une simple paysanne qui portait le nom de Jeanne et qui, nouvelle Judith, fit sacrer Charles et libéra le royaume des envahisseurs. Plein de haine, les serviteurs et alliés du roi d’Angleterre se saisirent d’elle et la brûlèrent vive. Le Souverain Pontife Pie la fit honorer sur les autels en 1920.