Comment prononcer l’expression : “il y a” ? Faut-il faire du “y” une consonne ou une voyelle ? Chaque fois que j’ai employé cette expression, j’ai choisi d’en faire une consonne, raison pour laquelle il fallait lire " il ya “, en deux syllabes. La poésie classique n’est d’aucune aide à ce sujet : il était interdit d’utiliser une telle expression qui forme un hiatus, sans parler de la laideur de l’expression. Monsieur Auffray n’est pas de mon avis à ce sujet, et me l’a fait savoir dans un petit quatrain joliment tourné. Pour lui, il faut prononcer " il-y-a " en distinguant trois syllabes. Avec son autorisation, je reproduis ici ce poème :
Quel singulier entêtement
A faire ainsi courir il y a sur deux jambes !
Allons, mon bon ! rends-lui-en trois et vitement,
Il n’en sera que plus ingambe !