Le poème qui suit part (et s’éloigne un peu) de cette phrase de saint Paul, dans l’épitre du jour (Cor. 1,3-7) :
Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut.
Si vous ne cherchez, ô Seigneur,
Qu’à combler l’Homme de bonheur,
Pourquoi donc exiger de lui
Tant de souffrances inhumaines
Qui semblent absurdes et vaines
Dans les profondeurs de sa nuit ?
Si l’Homme verse tant de pleurs
Et si d’innombrables malheurs
Tombent du ciel comme la pluie,
Que pour responsable il se tienne
Car il a bu la coupe pleine
Du jus du plus immonde fruit.
Oh, ce poison persécuteur,
Par la faute duquel il meurt
Et qu’il a lui-même introduit
Dans ses artères et ses veines,
Voilà la source de ses peines,
De ses douleurs, voilà le puits !
De notre âme, de notre cœur,
Certes Jésus est le Sauveur :
Par Lui l’Homme point ne périt ;
Mais si puissante est la gangrène
Que pour ne point la laisser reine,
Il faut couper, malgré les cris.