Méditation sur le Memento Homo - Stances #67

Memento homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris

Du limon je T’ai pris quand le monde était prêt ;
De Ma bouche l’haleine à ta boue souffla l’âme ;
Je te voulus humble, homme, et tu valus Mon blâme ;
Vois ! que tu souffriras, toi qui te suffirais.

Souviens-toi donc, morgueux, souvent de ta misère,
Combien ton Dieu te donne ! Et tu t’es condamné.
Créature, dès lors, crève après peu d’années
De tout meurs dépouillé, retourne à la poussière.