Pour nous autres qui vivons à l’ouest de Jérusalem, il nous est facile de faire le parallèle entre l’aurore et la venue du Christ, puisqu’ils viennent de la même direction. Le hiatus qu’on rencontre au début de l’antienne (Ô O) n’est pas très heureux en français, mais j’ai préféré le conserver (il serait facile de s’en débarrasser en traduisant Oriens par Levant). Sans cela, on eût perdu l’acrostiche qui se cache dans la première lettre du deuxième mot de chaque antienne, et qui fait : Ero cras, Je serai demain (avec vous).
O Oriens, splendor lucis æternæ, et sol iustitiæ : veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis.
Ô Orient ! C’est de Vous que nous vient la lumière,
Le soleil de justice, éternel, généreux !
Venez ! Illuminez les pauvres malheureux
Qui gisent au milieu des ténèbres entières.