Pour ce pénultième poème consacré au Confiteor, la forme du virelai, bien qu’elle fût d’abord adaptée à la chanson populaire, n’étant pas sans rapport avec la litanie, m’a paru convenir pour notre sujet. Ici, c’est la forme la plus simple du virelai qui a été choisie.
A tous les saints, qui sont restés fidèles,
A tous les saints, qu’on doit prendre en modèles,
A vous, ô saints, je demande pardon.
Ô bras et mains du Seigneur éternel,
Qui nous guidez, nous trop souvent rebelles,
A vous, ô saints, je demande pardon.
Intercesseurs, ponts entre terre et Ciel,
Par qui nos vœux se font spirituels,
A vous, ô saints, je demande pardon.
Vous dont les noms, que nous portons sans zèle,
Devraient toujours sonner comme un rappel,
A vous, ô saints, je demande pardon.
Vous qui, du monde, étiez jadis le sel,
En qui Là-haut le Seigneur étincelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.
Vous qu’Il envoie nous garder sous vos ailes
Du tentateur qui séduit, ensorcelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.
Pour mes péchés, mes fautes criminelles,
Pour mes affronts, ma malice cruelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.
Parce que Dieu sans cesse nous appelle
A renforcer votre troupe immortelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.
A vous, remparts, murailles, citadelles,
Vous qu’a bâtis Une main paternelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.