Nous fêtons aujourd’hui saints Nazaire et Celse, martyrs, saint Victor, pape et martyr, et saint Innocent, pape. Pour ce poème, je me suis seulement fondé sur la première phrase de l’antienne de l’Offertoire.
Ant. ad Offertorium. Ps. 67, 36. Mirábilis Deus in Sanctis suis : […]
Quand je vénère un saint, je ne vois pas un dieu ,
Quelque grand qu’il puisse être, et sublime, et glorieux ;
Si, devant sa statue, j’ai les genoux au sol,
Je ne l’adore point comme on fait des idoles.
La statue donne à l’œil une image du saint,
Le saint donne à l’esprit une idée du Seigneur ;
La pierre est peu de chose, et qui suit Ses desseins
Avant tout glorifie l’unique Créateur.
A la gloire de Dieu, rien ne peut ajouter :
Quoiqu’Il soit aussi grand lorsqu’Il est solitaire,
Et le sera toujours, Il veut, dans Sa bonté,
Être aussi grand dans l’homme, au ciel et sur la terre.