Ant. ad Introitum. Esth. 13, 9 et 10-11. In voluntáte tua, Dómine, univérsa sunt pósita, et non est, qui possit resístere voluntáti tuæ : tu enim fecísti ómnia, cælum et terram et univérsa, quæ cæli ámbitu continéntur : Dominus universórum tu es. Ps. 118, 1. Beáti immaculáti in via : qui ámbulant in lege Dómini.
Le sceptre du Seigneur pèse sur l’univers.
Qui pourrait résister à Votre volonté ?
Seul un fol plein d’orgueil dirait pour se vanter :
J’ai tiré du néant quelques grains de poussière.
Mais, ô Seigneur mon Dieu, tout ce que nous voyons
Et tout ce qui demeure ignoré de notre œil,
L’ange, l’homme, et la bête, et le fruit que l’on cueille,
Le rocher et l’eau, tout est Votre Création !
Devant tant de grandeur, ô mon Seigneur, nous sommes
Semblables aux cirons, débiles et petits.
Que tout le reconnaisse empreint de modestie,
Tant l’animal que l’ange, et tant l’arbre que l’homme !
L’infime créature au cœur trop ambitieux
N’est qu’une âme malade et un esprit immonde ;
Seul est digne vraiment de régner sur le monde
Dieu, le Roy de la terre, et l’empereur des Cieux.
Heureux l’homme au cœur pur soumis à son Seigneur,
Qui ne s’égare point dans de funestes voies,
Et suit sans hésiter la route de la Loi :
Cet homme, vraiment sage, aura le vrai bonheur.